Arctic Monkeys

Vous avez sûrement dû entendre parler des Arctic Monkeys, groupe de rock anglais à succès qui vient de sortir son 5ème album « AM » et qui se produit au Zénith le 7 et 8 novembre. Ce groupe est qualifié par la presse de rock alternatif, post-punk, garage rock, rock indépendant et stoner rock, mais le garage rock est, pour moi et pour quelques magazines de rock, ce qui caractérise le plus A M :on entend bien en effet dans chacune de leurs chansons ces notes toutes droit sorties d’un garage, dans lequel des adolescents jouent des mélodies simples et un enregistrement volontairement « sale » pour renforcer ce côté amateur, ce qui donne une vrai dimension intimiste à leurs albums. Après l’évocation de groupes de rock jouant dans un garage, je me sens obligé de parler de leurs débuts. Le groupe est fondé en 2002 à Sheffield, une ville du nord de l’Angleterre se situant dans le comté du Yorkshire du Sud. Un an plutôt, les fondateurs de A M, Alex Turner et Jamie Cook demandaient chacun au Père Noël une guitare et, comme ils ont été gentil, le Papa Noël le leur a apporté (et ce n’est pas une blague). Après un an d’apprentissage, ils décident donc de monter un groupe avec deux autres musiciens de leur lycée : Andy Nicholson et Matt Helders. Le 13 juin 2003, ils se produisent pour la première fois dans un pub mais ils jouent essentiellement des reprises. Après quelques représentations, ils décident d’enregistrer eux même des démos et de les graver sur des CD qu’ils distribuent à la fin de leur concerts.
Ensuite, le côté post-punk leur donne une certaine distance avec l’industrie musicale et un son moins direct et violent que le punk rock. De plus, le post-punk s’attaque à des considérations moins terre à terre que le punk, le courant musical s’intéressant à des thèmes plus intérieurs, immatériels et sentimentaux. Alex Turner chante avec son accent typique du Yorkshire des textes parlant des premiers amours, des flirts, de souhaits de liberté et de rébellion, de virées nocturnes festives, bref, Arctic Monkeys parle de notre vie. Ils abordent des thèmes plus graves tels que la prostitution avec la chanson When The Sun Goes Down et pourtant, il y a toujours cette vision presque insouciante d’un lycéen. Ces sujets toujours abordés avec une certaine légèreté, des rythmes simples et entraînants, reflètent une joie de vivre et une attitude presque désinvolte face à la réalité, ce qui fait le génie de ce groupe de rock.
Et pour finir, le rock indépendant ou le indie rock désigne cette fois-ci plus un mode de production que la musique. En effet, l’indie représente des groupes qui utilisent des petits producteurs. Les premières diffusions des morceaux de Arctic Monkeys sur internet sont le fait des fans qui récupèrent les CD distribués à la fin des concerts de AM dans les pubs. Alex Turner dira « Nous-même n’avions aucune idée de comment faire » pour partager leurs chansons sur le web (ils font de la bonne musique mais ils sont pas très futés…). Quant à leur page Myspace qui est à l’origine de leurs fans, elle connaît un véritable succès, et dans une autre interview ils déclarent qu’ils ne connaissaient pas l’existence de ce réseau social (parfois je me demande vraiment s’ils voulaient être connus). Le groupe se porte aussi à l’écart des médias, il y a très peu d’interview de AM en comparaison à d’autres groupes qui connaissent le même succès. Ils ne se sont produits que dans trois émissions télévisées malgré les nombreuses invitations. Pourtant, ce groupe n’a pas besoin d’une forte médiatisation pour que leurs albums connaissent un immense succès ! Leur premier album Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not bat le record de « la vente la plus rapide pour un premier album » bien qu’il soit sorti en janvier qui n’est pas une période propice, et qu’il y ait eu des versions pirates sur internet avant la lancée officielle. Lors des NME Award 2006, ils remportent le prix du meilleur groupe britannique, meilleur nouveau groupe et meilleure chanson avec I Bet You Look Good On The Dancefloor.
Je termine en disant quelques mots sur leur dernier album éponyme A M, sortit le 9 septembre de cette année. Il contient 12 morceaux tous plus impressionnants les uns les autres. Dans ce 5ème album aux influences américaines enregistré à Los Angeles, on retrouve parmi des chansons profondément rock quelques ballades comme Mad Sounds et N°1 Party Anthem pour notre plus grand bonheur, les rythmes lents de ces chansons permettant de pleinement apprécier le timbre et la diction si particulière de crooner d’Alex Turner. Le seul bémol que l’on pourrait poser serait que les textes perdent leur léger côté insolent, on ne sent plus cette joie de vivre des premiers albums, A. Turner s’est assagi pour notre plus grand regret.

LZ

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