Le rêve Waters

Avez-vous déjà vécu un rêve ? Moi oui, le 21 Septembre, au Stade de France. Devant moi se dressait un mur entier de 222m de long, fait de briques blanches, troué en son centre. Ce trou n’était autre que l’endroit par lequel arrivaient les musiciens et surtout la star de la soirée : Roger Waters, bassiste des Pink Floyd. Ce concert ne fut même pas réel : il était magique. C’est le seul mot qui me vient à l’esprit.

Après plusieurs heures d’attente devant les portes, puis dans la fosse (3h45 en tout), la musique d’attente du Stade de France se lança. Le public entier chanta Imagine de John Lennon. Le concert n’avait pas encore commencé que le public était déjà « à fond ». Et puis soudain, un noir. Deux hommes en costume arrivèrent sur la chanson In the Flesh ?, l’ouverture du double album The Wall, tenant une figurine gonflable blanche de la taille d’un humain représentant l’OVNI du film éponyme.

C’est alors que la musique commença, avec l’entrée en force de Roger Waters accompagné de sa fidèle basse, et de feux d’artifices rouges éclatant au devant du mur. Le public était en transe, plus rien n’existait autour du Stade de France, juste cette icône mondialement connue sur scène. Il était accompagné d’un orchestre, d’un groupe d’enfants de chœur et de magnifiques messages et images projetées sur le mur blanc. Et soudain, dans un vrombissement de moteurs, un avion vint détruire une partie du mur ! Surprise générale. Dans la foulée commença Another Brick in the Wall, première partie. Roger Waters pris alors le temps, dans un moment d’émotion, de dire « Bonjour ! » au public et d’enchaîner les chansons.

Plus rien ne semblait l’arrêter jusqu’à l’arrivée de la véritable partie connue de tous de Another Brick in the Wall. Le concert battait son plein dès la quatrième chanson. Et ce n’était pas fini, puisque la fameuse Mother arriva peu après. Un grand moment d’émotion, et de rire, surtout lors du fameux « Mother should I trust the gouvernement », avec écrit « No Fuc**** way » sur le mur. C’est alors que le public se rendit compte que ce dernier se reconstruisait à chaque fin de chanson. Effectivement, le mur se comblait de briques jusqu’à se refermer totalement. Nous ne pouvions plus voir les musiciens. Seul un carré restait encore, avec Roger Waters derrière chantant la magnifique chanson Goodbye Cruel World.

Puis vint la fin, ou plutôt une simple pause de 10 minutes. Lors de cet entracte, on pouvait voir défiler des dossiers et des photos de personnes mortes à la guerre (le show The Wall ayant un caractère engagé pacifiste). Un moment de forte émotion pendant lequel régnait un calme bruit, à la différence d’un entracte habituel.

Au bout d’une dizaine de minutes, le concert reprit, sur Waters chantant Nobody Home dans une cabine à l’intérieur du mur. Lui, seul dans cette cabine, et soudain des bruitages explosant dans toute la salle avec une acoustique parfaite. Et … Silence. « Is there anybody out there ? » relança alors les cris de joie dans la salle. Le plus beau moment d’émotion du concert d’après moi, solo de guitare avec le guitariste perché au dessus du mur. Et le concert continua de surprise en surprise, en passant par un cochon volant noir, portant les « symboles du diables » selon Roger Waters qui a fait polémique récemment, une mise en scène de folie pour Run like Hell, un attentat de Roger Waters tirant avec une mitraillette sur le public, et le point final du concert, l’explosion du mur.

C’est alors que tous les musiciens vinrent sur scène et chantèrent l’ultime chanson ensemble : Outside the Wall. La chanson parfaite pour compléter ce concert. Roger Waters remercia une dernière fois son public, dans cette grande salle qui fut la dernière d’une tournée longue de trois ans, réunissant chacun des continents, avec plus de 70 000 spectateurs au stade de France ce soir-là. Le rêve était accompli, il était temps de se réveiller. Le seul mot qui restait à la bouche de chacun était : magique.

Nathan Malier, GG et TF

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