« La joie de vivre remplacée par la colère »

Ecrit le Lundi 16 septembre 2015



Aujourd’hui est un jour de deuil. Trois jours seulement après les évènements affreux qui ont frappé la France. Un pays où la joie de vivre se fait ressentir à chaque coin de rue. Mais il y a trois jours, nous avons perdu cette joie de vivre, cette gaieté, qui nous soudait les uns aux autres. La joie de vivre a été remplacée par non seulement de la peur, mais aussi par de la colère et de l’incompréhension. Pourtant, il y a trois jours, est né un nouveau sentiment, un sentiment que certaines personnes ne connaissaient peut-être pas, un sentiment qui fait sourire, qui nous fait oublier pendant une fraction de seconde. Ce sentiment, une sorte de colle extra forte qui nous répare, nous rassemble. Elle recueille  tous les morceaux, les bouts de vie, éparpillés, détruite, et grâce à elle, nous nous relevons plus forts que jamais, fébriles, mais nous nous relevons. C’est l’humanité. Ces hommes, si on peut les appeler ainsi, ne réussiront jamais à nous prendre cette humanité qui est en chacun de nous.



Malheureusement certaines personnes qui n’ont pas réussi à s’accrocher à cet élan de solidarité, recherchent un coupable, un visage sur lequel ils puissent mettre des mots. C’est l’heure des amalgames. Alors dans les rues, ils dévisagent tous ceux qu’ils jugent semblables à ceux qui ont détruit leur vie. Alors que d’autres ne font que dévisager, certains insultent, stigmatisent, ou sont violents. Les victimes de ces insultes ne comprennent pas pourquoi eux. On ne les connaît pas, on ne sait pas ce qu’ils pensent, peut-être qu’eux aussi ont perdu quelqu’un. On ne sait pas. L’humanité se fragilise. Alors ces gens, il faut les aider, leur dire que l’on n’a rien contre eux, qu’ils n’y sont pour rien.



Arrive au même moment l’incompréhension d’autres personnes qui se demandent pourquoi on ne parle pas des évènements semblables qui se déroulent dans les autres pays? Ce qui s’y passe est tout aussi horrible que ce qui vient de nous arriver, mais peut-être en pire. Les hommes, les femmes et surtout les enfants vivent dans un climat de terreur permanente, où ce qu’il s’est passé chez nous une seule nuit, se produit tous les jours et toutes les nuits chez eux. Alors pourquoi les monuments du monde entier ne s’allument pas en l’honneur de ces pays, en l’honneur de ces gens qui vivent l’invivable? Pourquoi personne n’en parle alors que nous, nous sommes les premiers titres des journaux du monde entier ? Pourquoi on ne diffuse pas tous les jours les visages souriants des enfants qui ont perdu la vie, ainsi que les témoignages des parents apeurés, qui n’ont plus aucune raison de vivre, mais qui continuent malgré tout? Tout simplement POURQUOI. Pourquoi eux, pourquoi nous, des questions qui se posent en chacun d’entre nous, qui trouveront, espérons-le, les réponses tout au long de leur vie. Car nous devons continuer à vivre, à aimer, à pleurer, à s’entraider, mais surtout à être HUMAIN.


Sherah ALLADUTT, 1re ES 1

Crédit Photo : Bash

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