Qui peut-on pleurer ?

Réponse à l’article intitulé Nous sommes tous visés.

Le 13 novembre 2015, une journée de deuil national était observée au Liban suite à l’un des attentats les plus meurtriers de son histoire moderne (plus de 40 morts et 200 blessés) revendiqué par l’Etat Islamique. Si cette date vous dit quelque chose c’est que le même jour dans Paris, des attaques étaient menées simultanément par plusieurs terroristes se revendiquant eux aussi de l’Etat Islamique.

Qui se souvient du double attentat du Liban ? Et surtout qui l’a commémoré en Europe quand toute l’attention des médias, hommes politiques et de l’ensemble des citoyens était portée sur ce qui qui se passait dans notre capitale ? Que valaient les victimes libanaises face à l’immense émoi international causé par les attentats parisiens ? Une victime d’attentat n’a pas le même poids médiatique en fonction de la région du monde où a lieu l’attaque et qui la commet.

S’il n’y a pas de large mouvement de solidarité planétaire pour les victimes israéliennes, on peut penser que c’est en partie parce que la politique de l’Etat Israélien envers la Palestine n’est pas franchement populaire à travers le globe. Il ne faut pas non plus oublier que le « conflit israélo-palestinien » fait des victimes innocentes des deux côtés (vous pouvez notamment faire un tour sur des médias de « désinformation », comprenez pro-palestiniens, pour vous rendre compte que la vie dans les territoires occupés ce n’est pas tout à fait la belle vie).

On peut aussi s’intéresser plus en profondeur à la situation géopolitique de la région et découvrir que les groupes du Hezbollah sont en conflit avec l’Etat islamique, en effet l’attentat libanais du début d’article visait un quartier civil sous protection du Hezbollah – une quasi déclaration de guerre de la part de l’EI donc. Mince. Tout se complique, qui est victime de qui alors ? Qui est le gentil et qui est le méchant ? Je préfère ne pas m’enliser dans de longues explications étant donné que je ne suis pas un expert de la situation politique de la région. Pour plus d’amples informations vous pouvez faire un autre tour dans une librairie et acheter quelques livres de vrais spécialistes (des universitaires) qui vous diront en général et avec la plus grande prudence que la situation est passablement complexe donc difficile à analyser de manière objective.

Dans ce cas que faire ? On a quand même le droit d’être ému quand des gens meurent non ? L’humble position que nous pouvons avoir en tant que jeunes lycéen(ne)s (et même après) c’est de toujours condamner les utilisations idéologiques de la violence : pour terrifier, oppresser puis asservir. Et comme nous ne sommes pas avares dans la condamnation, nous pouvons l’étendre à toutes les régions du monde, à toutes les populations, sans distinction d’aucune sorte.

Lorenzo Garlanda – Droit de réponse 

Photographie : ©bash

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