On sexe’ : Homo, bi, hétéro ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?

 

Coucou toi, aujourd’hui je vais te parler du vagin et/ou du pénis que tu possèdes.

Celui que tu gardes précieusement entre tes jambes depuis une dizaine d’années sans vraiment savoir quoi en faire, mais dont on t’a suggéré une débouchée évidente : le phallus se galbera face à une fente féminine et déflorera une femelle qui appréciera ce geste… Libre à toi de t’y plier, si tel est ton désir.

Le seul problème, c’est que cette vision “naturelle”, “normale”, s’impose comme un signe de dysfonctionnement pour certains, comme le symbole de leur mise à la marge dans la société qui les entoure.

Pour eux, il existe ce geste de “libération”, celui que l’on a appelé coming out et qui m’amène à un gros conflit intérieur… Le faire c’est révéler au monde notre être, assumer son existence et s’ouvrir aux horizons qui nous intéressent. Mais notre sexualité concerne-t-elle quelqu’un d’autre que nos partenaires sexuels et nous-même ? (Hormis nos amis un peu trop curieux qui aiment grignoter des potins croustillants ?) Sommes-nous vraiment obligés de spécifier cela au coin d’une table ?

“Papa, Maman, asseyez-vous, je suis homosexuel”

Cette phrase a-t-elle un intérêt ? Est-il normal que cette phrase soit assimilée à un risque ? Le risque d’être rejeté et de finir à la rue, le risque de rompre le lien prétendument inné entre des parents et leur enfant ?

Et quand bien même ? Il faut être sérieusement faible spirituellement pour rejeter son enfant en raison de son orientation, car l’amour que l’on devrait lui porter ne devrait pas prendre sa sexualité en compte, à moins que le contexte d’éducation soit enclin à l’inceste ce qui révèle quelque chose de bien plus grave encore…

Mais sérieusement, en quoi une sexualité donnée serait négative ? Parce que le déluge de Dieu va s’abattre sur Sodome et Gomorrhe ? Que les extrémistes qui imposent cette pensée retournent prêcher leur haine dans une institution fermée, la vraie vie nous attend !

On a tendance à dramatiser sa sexualité, à vivre un processus infernal d’acceptation, s’imaginer qu’on n’atteindra jamais l’arrivée et l’acceptation totale, au grand jour… Quand on atteint enfin ce stade, on se rend compte de l’insulte que l’on se faisait à soi-même, car il n’y pas lieu d’avoir honte d’être qui l’on est, quelques soient nos envies et nos fantasmes, et que ce processus d’acceptation nous est inculqué par une société qui prêche le bon sens mais qui sombre elle-même dans la décadence.

Quand j’ai annoncé à mon père ma pansexualité, c’est à dire mon ouverture à tous les genres et sexes, sa première réaction fut de me dire que :

“Bisexuel, ça ne veut rien dire”

Il plaquait sa phrase comme un cran d’arrêt et de déni face à une vérité finalement complètement inintéressante, mais avec du recul je suis plutôt d’accord avec son avis : je n’ai pas envie de résumer ma sexualité à un mot, à une notion étriquée qui servirait à me ranger dans une case.

Alors, oui, je suis sûrement pan. Mais je n’en ai plus rien à faire et c’est tellement plus simple ainsi !

Plein d’amour ❤

Alexis Leclerc-Dalmet

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