Le dernier né de l’ESA-UE: Galileo

Galileo, le futur GPS européen, devrait voir ses services devenir accessibles dès fin décembre 2016. Pour ceux qui n’auraient pas eu vent de cette information, voici une brève présentation de ce nouveau système de positionnement par satellite.

Galileo est un projet lancé au début des années 2000 par l’Union européenne pour se libérer du système de géolocalisation américain GPS. En effet, tous nos GPS, que ce soit celui de la grosse voiture de Pôpa et Môman, ou celui de nos smartphones, sont fournis par les satellites américains, rendant l’Europe dépendante de leurs données. Le programme Galileo consiste ainsi à placer en orbite trente satellites européens afin de disposer d’informations de géolocalisation plus précises : les GPS d’aujourd’hui peuvent nous localiser à 10 mètres près alors que Galileo sera précis au mètre voire au centimètre près. De plus, ce changement de système de données n’obligera pas les usagers à acheter de nouveaux appareils.

En tant que fan de science-fiction je m’imagine volontiers un monde où les voitures sont entièrement conduites par GPS, limitant ainsi embouteillages, accidents, et fatigue au volant. Galileo est assurément l’un des futurs piliers des voitures autonomes. Poursuivons notre élan d’enthousiasme, puisque le nouveau système permettra des sauvetages en mer plus précis, par exemple dans le cas aussi tragique que fréquent des migrants qui traversent la Méditerranée. L’agence européenne Frontex, les gardes côtes nationaux, ou les ONG auront ainsi accès à des données en temps réel et pourront intervenir très rapidement en mer, et plus généralement sur des catastrophes naturelles partout dans le monde. Selon certains économistes, Galileo aurait aussi de quoi rendre l’économie plus florissante, pourrait générer 90 milliards de revenus et créer de quinze à vingt-mille emplois directs en Europe…

Ceci n’est qu’un avant-goût des services complets de Galileo qui sont prévus pour 2020 et offriront des applications dans beaucoup plus de domaines : transports maritimes, aériens et terrestres, agriculture, travaux publics, usages gouvernementaux, mais aussi dans la vie de tous les jours, à travers nos smartphones. Galileo devrait avoir un satellite visible de n’importe où sur Terre 90 % du temps. Pour ma part, je suis heureux de voir toutes ces avancées technologiques, et enthousiaste à l’idée que l’Union Européenne ait conçu un tel projet et puisse enfin concurrencer les Américains dans ce domaine.

Enfin, la France n’a pas à rougir de son implication dans le projet: ce sont les fusées Ariane 5 qui ont le plus grand nombre de missions réussies et c’est le CNES (Centre National d’Études Spatiales français) qui a réalisé les calculs d’orbite et de manœuvres, la mise en œuvre des systèmes à bord, la gestion des centres de contrôle et du réseau de stations au sol.

Lorenzo Janicot

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