Interview législative : LREM 9402

Mandy Tinot, étudiante en Master 2 droit bancaire et financier, âgée de 25 ans est jeune militante et responsable de la mobilisation pour la campagne de la deuxième circonscription du Val-de-Marne pour le mouvement La République En Marche ! et également responsable presse sur la huitième circonscription avec les Jeunes Avec Macron (JAM).

 

 

 Au vu du climat actuel de suspicion des politiques, pourquoi avoir décidé de s’engager pour l’un d’entre eux ?

 

 A titre personnel, j’ai toujours aimé la politique, mais je ne m’étais jamais reconnue dans aucun parti jusqu’alors.  Emmanuel Macron était le seul à porter un social-libéralisme dans notre paysage politique. Or, je considère que seule cette politique d’ouverture peut remédier au climat sociétal délétère de notre pays.

 

 L’assemblée nationale n’est constituée que de 4% de jeunes entre 18 et 25 ans alors qu’ils représentent 19% de la population française, soutenir des candidats “âgés”, n’est-ce pas soutenir un système qui met les jeunes à l’écart de la politique ?

 

 Au contraire. En m’engageant au sein d’En Marche ! j’espère contribuer à l’émergence de nouveaux visages en politique, notamment des visages plus jeunes ! Notre Président a 39 ans, la plus jeune candidate En Marche ! a 24 ans. Le chemin est long, certes, mais on y arrive.

 

 61% des jeunes électeurs  ne sont pas allés voter aux élections présidentielles, comment renouer avec la jeunesse français autrement que par FAQ Snapchat ?

 

 En expliquant les enjeux politiques et en responsabilisant les jeunes. En cela, les opérations de porte-à-porte lors de la Grande Marche ont porté leurs fruits. Beaucoup de jeunes pensaient de pas aller voter avant notre passage. Je pense donc qu’il faut plus de pédagogie.

 

 On a parfois l’impression d’entendre les mêmes débats depuis vingt ans (35h par exemple), que proposent vos candidats pour faire émerger les nouvelles idées plus en adéquation avec notre temps ?

 

 Le discours pro-européen de la République En Marche est résolument moderne. Nous sommes une génération sans frontières européennes et avons toujours connu l’UE. Les candidats En Marche ! souhaitent que 200 000 jeunes puissent partir en ERASMUS d’ici 2022.

 

 Est-ce que l’avenir de la politique française ce sont les politiques de carrières soutenus par des partis politiques traditionnels ?

 

 L’élection d’Emmanuel Macron entérine un changement profond dans notre vie politique. Faire toute sa carrière en politique ne sera vraisemblablement plus la règle. Preuve en est, 50% des investitures consenties par En Marche ! lors des législatives sont portées par des personnes issues de la société civile. En d’autres termes, des personnes qui ont un métier. En réalité, ce changement structurel est bien plus profond. Notre monde se complexifie, et la législation aussi. Avoir un métier, permet d’être mieux armé et d’apporter une expertise (par exemple ingénieur en géothermie). En outre, le Président Macron a d’ores et déjà annoncé dans dix ans, il ne ferait plus de politique. Il prône en outre le non-cumul des mandats. Toutes ces règles deviennent des impératifs moraux, politiques et légaux, qui endigueront, je l’espère, ce phénomène bien ancré de professionnalisation de la vie politique.

 

 En tant que jeune, comment voyez-vous le département (et la France) dans dix ans ?

 

 Notre département, le Val-de-Marne fera bientôt partie du Grand Paris. C’est une aubaine pour nous puisqu’il nous apportera ce qui nous manque le plus : travail et mobilité, géographique et sociale. Je pense que notre département comptera plus d’entreprises, donc plus de-Marnais ! En outre, le phénomène de gentrification est inéluctable. J’espère sincèrement que ces changements profiteront à tout le monde.

Quant à la France, je pense qu’elle sera apaisée d’ici deux mandats d’Emmanuel Macron, compétitive et combative. La France sera le centre névralgique de l’Union européenne et Paris sera une place financière incontournable.

 

 On le sait le système éducatif français reste  très inégalitaire. Quelles sont les propositions de votre candidats pour y remédier ?

 

L’un des auteurs ayant le plus influencé notre Président est John Rawis, qui, dans Théorie de la Justice, prône le concept l’égalité des chances (petite pensée pour le bac philo !). C’est cette égalité des chances qu’il souhaite mettre en place. Pour ce faire, les candidats EM ! aux législatives proposent, de diviser les classes de CP par deux dans les zones d’éducation prioritaire (REP+), afin que chaque enfant sache lire et écrire convenablement.

Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite rétablir l’excellence de notre école, notamment par le biais des classe bi-langues ou les cours de latin. Les démocratiser par le biais de l’école permet de rendre ces fondamentaux culturels accessibles à tous.

EM ! prévoit en outre un encadrement des lycéens plus étroit, avec les études dirigées, et l’orientation des élèves tout au long de la scolarité.

Enfin, les candidats de la République En Marche ! souhaitent mettre en alternance et l’apprentissage au coeur de la réforme de l’école afin de redonner des lettres de noblesses à ces filières qui recrutent.

Le baccalauréat sera aussi revu, puisque seules quatre matières feront l’objet d’un examen, le reste constituera un contrôle continu.

 

NDLR : Les propos tenus n’engagent seulement la militante.

 

Propos recueillis par ©Adèle Eymond-Laritaz

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