L’aventure Islandaise

  

Bonjour cher lecteurs ! Aujourd’hui la Mouette vous emmène en Islande à travers le récit d’Aziliz, journaliste jeune et podcasteuse qui nous raconte son enquête sur le féminisme et ses rencontres !

 

L’association Zellidja permet aux jeunes de 16 à 20 ans de partir à l’aventure pendant un mois dans le pays de leur choix pour traiter d’un sujet qui les intéresse. La Mouette a rencontré Aziliz, journaliste jeune bretonne et podcasteuse engagée ( vous pouvez aller écouter ses podcasts sur la chaîne Feminism on the road ) qui nous a partagé son expérience avec Zellidja. 

 

  Comment as-tu découvert l’association Zellidja ? 

Quand j’étais en seconde le grand-frère d’une amie est passé dans les classes pour présenter l’asso. Ça faisait plusieurs années que je voulais voyager mais je ne trouvais pas comment, du coup c’était une super occasion. J’avais déjà trouvé des moyens pour passer une année à l’étranger mais je trouvais ça trop encadré, assez cher, et ça ne me donnait pas la liberté de faire ce que je voulais car c’était forcément lié à l’école. 

 

Et que t’as permis de faire Zellidja ? 

   Zellidja nous procure une bourse qui nous permet de partir ou on veut et d’étudier ce qu’on veut. Moi je suis partie étudier le féminisme en Islande, une amie l’écologie au Monténégro et un ami le conflit israélo-palestinien. Ça nous donne une liberté qu’on ne trouve nul part ailleurs et une grande diversité de sujets. 

 

Pourquoi as-tu choisis l’Islande et comment s’est passé ton voyage ? 

Je suis partie l’été dernier en Islande parce que le pays m’intriguait beaucoup et était assez petit pour que je puisse en faire le tour. En plus je voulais étudier le féminisme, et l’Islande est considéré comme le pays le plus égalitaire au monde. J’ai contacté pleins d’asso pour les interviewer. Avant de partir j’ai contacté au départ dix ou quinze asso qui m’ont quasi toutes répondues. Fjords magiques comme endroits. J’avais des contacts un peu partout et après ça s’est fait au hasard des rencontres. Je suis parties avec 15 contacts et je suis revenues avec 30 interviews. Quand je sortais d’un itw je revenais avec 2 contacts en plus. 

 

Est ce que tu peux nous parler plus en détail de ton projet ? 

Le but de mon voyage était de faire un podcast en anglais et de répondre à des questions comme « qu’est ce qui faisait de l’Islande le pays le plus égalitaire » « est-ce que l’Islande est vraiment complètement égalitaire ? ». Je vais bientôt traduire le podcast en breton qui va sortir sur la radio locale qui m’aide à traduire et qui me fait plusieurs voix. Cependant le podcast est un projet plus perso parce que je ne le rends pas à zellidja. Je rends à l’asso un rapport financier et de voyage pour décrire mes dépenses et un rapport sur le sujet où je raconte ce que j’ai découvert et en quoi ma vision du pays a changé. 

 

Et ta vision de l’Islande a changé ? 

 

Ma vision de l’Islande a un petit peu changé. En partant je ne savais pas à quoi m’attendre. L’Islande on la voit dans les documentaires un très joli pays avec de la neige et on oublie souvent les gens qui y habitent. Il y a aussi une population qui a un mode de vie très différent. Qui ne dort pas en été parce que jour interminable et qui hiberne en hiver. Les villes ont des ambiance de grandes villes comme partout mais il y a aussi des petites villes ou des villages avec des petites communautés où tout le monde se voit tous les jours et tout le monde discute. J’ai peut être plus humanisé l’Islande et ma vision a aussi changé au niveau de mon sujet parce que je pensais que là bas la vie était égalitaire pour les femmes mais même si c’est mieux qu’ici il y a encore d’énormes problèmes comme les violences faites aux femmes.

Finalement, d’un point de vue législatif l’Islande est un pays très avancé mais pas du point de vue social 

 

Pendant ton voyage tu as du faire énormément de rencontres, laquelle t’as le plus touché ? 

C’est une question très dure. Tous m’ont énormément marquée. Mais la rencontre que je ressors assez souvent c’est Maria une retraitée qui a été infirmière toute sa vie qui s’est battue avec les red socks (recherche) mouvement qui a lancé le mouvement politique pour l’égalité hommes-femmes en Islande et qui a mené à l’élection de la première présidente  islandaise. Elle m’a accueillie dans son appartement et son témoignage était brut. C’était comme s’il n’y avait jamais eu de micro. Elle était fascinante. Je suis restée chez elle deux heures et demies. Elle me racontait sa vie, ce qui était très fort et très intéressant. Une autre rencontre m’a beaucoup marquée : Hans un homme trans que j’ai rencontré dans la deuxième plus grande ville islandaise et qui m’a raconté sa transition et son parcours en islande. Il sait ce que c’est d’être un homme et une femme en islande donc il m’a donné les deux points de vue et Hans est père parce qu’il est tombé enceint avant de faire sa transition. On a parlé de la pression mise par la police aux travailleurs du sexe. Là aussi j’ai posé mon enregistreur et on a parlé pendant deux heures entières. 

 

Comment c’était d’interviewer tous ces gens ? 

J’avais un peu peur d’interviewer les gens en anglais. Mais en faite ça rendait les interviews beaucoup plus naturels ce qui m’a permis de créer des relations très fortes avec les interviewés. Ils étaient  très accueillants et très vite je créais des relations très forte dcp c’était assez particulier. 

 

 Tu es parties seule pendant un mois en Islande. Comment c’était de voyager seule ? 

Le fait de partir seule ça change tout. J’ai une vie très sociable étant donné que je vis en internat et que je suis très active dans le milieu associatif du coup c’est rare que je passe du temps toute seule. Pourtant je n’ai jamai s été aussi entourée qu’en partant seule. Ça oblige à rester ouverte à toutes les opportunités et au gens autour de nous. On parle aux inconnus dans la rue. Ça change tout. J’ai fait des rencontres assez incroyables parfois au cours de discussions de cinq minutes ou d’une heure, parfois plus. Maintenant, je pense que je dois rester ouverte à toutes les découvertes dans la vie de tous les jours et d’aller parler à des inconnus. 

 

 Tu as envie de renouveler l’expérience ? 

Ouais je ferai un deuxième voyage pas cette année mais l’été d’après. Je ne sais pas encore sur quoi même si j’ai quelques idées. Notamment le féminisme au Rwanda parce que ce pays a été totalement reconstruit par les femmes. Ou alors un tour d’europe des lieux associatifs  ou éco-responsables et autogérés. 

 

Petites infos : 

La bourse du premier voyage est de 900 euros maximum. Aziliz est partie avec 800 euros et a complété avec des économies et de l’argent gagné après avoir travaillé au début de l’été. 

 

Démarche : il faut crée un dossier entre huit et dix pages ou on explique où on veut partir, le projet, les déplacements et le budget. Le dossier doit être envoyé avant le 31 décembre de cette année. Ensuite on doit passer un oral devant le jury de l’académie de la région pour preciser certains points et répondre à des questions. On reçoit l’avis du jury en avril et la bourse en mai. 

On peut partir entre mai et octobre

Le rapport peut être sous plusieurs formats. Les écrits envoyer avant 1er décembre et les audits avant le 1er janvier.

Quand tout est fini, il faut faire trois actions de promotions sous n’importe quelle forme. 

 

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